Archives mensuelles : février 2012

« Les maîtres d’art pensent les choses avec un haut niveau de technicité »

Emmanuel Barrois

Emmanuel Barrois a commencé sa carrière dans le monde du vitrail avant de se tourner vers l’architecture contemporaine pour devenir verrier d’architecte. Nommé Maître d’Art en 2010, il challenge la matière à la fois en tant qu’artiste avec ses productions personnelles mais aussi en tant que consultant dans une société d’étude et de production de verre d’architecture.

Quelles sont les qualités essentielles d’un maître d’art ? 
Au delà de la maîtrise technique il faut avoir une capacité a penser et repenser son métier. Car Maître d’Art c’est un savoir faire très pointu mais aussi une vision alternative des choses en particulier dans l’architecture. Je suis dans l’innovation plus que dans la tradition mais tous les maîtres d’Art ont en commun la capacité à penser comment devront être produite les choses avec un haut niveau de technicité. Je dirais donc que les qualités essentielles sont l’excellence technique, la force de proposition, créativité et être en phase avec son époque de manière a ce que le métier perdure.
Que proposez-vous pendant les Journées Européennes des Métiers d’Art ?
Pour cet évènement, je participerai à l’exposition de l’Hôtel du département de Haute-Loire sur le métissage de matériaux (mélange de verre, cuir et tissu de bronze).
Combien d’élèves allez-vous former ? 
Je ne peux pas encore le dire mais j’ai depuis 2010 une élève de 30 ans issue d’une formation de designer. La collaboration entre le maître d’Art et son élève est très intense, il est donc important de choisir une personne qui nous convienne et qui ai la même passion et le même engagement que nous car je pense qu’artisan d’art c’est un mode de vie avant d’être un métier.
Parlez nous de vos réalisations et de vos projets… 
Les grands projets d’architecture représentent environ 80% de mon travail. Les réalisations récentes de mon atelier sont : le Mémorial à l’abolition de l’esclavage de Nantes, la façade en verre émaillé du siège social de l’entreprise Veleda à Mulhouse, les espaces d’accueil du ministère de la culture et le nouveau musée d’Art contemporain de Marseille. Je travaille également sur le nouveau forum des Halles de Paris et ses 3 hectares de verre qui seront prêts pour 2014. J’ai actuellement des projets avec un musée du Qatar et la ville de Denver aux Etats-Unis. Ce qui m’intéresse c’est avant tout de ne pas m’ennuyer, il faut donc que les projets soient innovants et complexes. J’aimerais créer plus de ponts entre les disciplines et travailler par exemple avec un chorégraphe en lui créant un décor basé sur le jeu de lumière. L’innovation créative et le travail entre artisans d’art du même niveau d’exigence c’est vraiment ce qui m’intéresse et je pense que tout reste encore à faire dans ce domaine.
Contact :
Atelier Emmanuel Barrois
13, rue du Reclus 
43100 Brioude

Portrait d’un maître d’art sculpteur sur bois à Marseille

Jocelyn Bellue portrait ©Francice Habert

Jocelyn Bellue, sculpteur sur bois marseillais et compagnon du devoir, a reçu en 2011 le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant) attribué par le ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie pour une période de 5 ans, pour son entreprise « Organic ». 

Jocelyn Bellue est entré dans le monde de l’ébénisterie juste après la fac, en découvrant le système de compagnonnage par une amie, avant d’obtenir son CAP/BEP de menuisier.
Il s’oriente ensuite vers la sculpture sur bois. En 2001, après avoir fini ses études de sculpteur à l’Ecole Supérieure d’Ebénisterie d’Avignon, il travaille pendant 5 ans pour des artisans en France et au Québec. Après 10 ans d’expérience,il décide de revenir à Marseille et de créer son entreprise.
« Organic »
Son entreprise, « Organic », est spécialisée en sculpture traditionnelle sur bois comme on en faisait au XVIIème et XVIIIème siècle. Le concept, selon Jocelyn Bellue, repose sur l’idée que « la nature reprend ses droits ». « C’est pourquoi je sculpte la faune et la flore en donnant l’impression qu’elle a envahi le mobilier existant », décrit-il. La nature est pour ce maître d’art une véritable source d’inspiration.

Depuis 2007, le sculpteur réalise, pour une clientèle locale et internationale de nombreux objets (tables, miroirs, chaises, piliers, fauteuils, escaliers, panneaux de porte, lits, dessous de plat, couverts…) et propose des formations tout au long de l’année. Sans compter son temps : la sculpture sur bois d’une chaise exige, pour Jocelyn Bellue, aux alentours de 300 heures. Comptez 150 heures pour une table basse, 40 heures pour un miroir et… une heure pour un (!) couvert.
« Le label EPV m’a permis d’étendre mon réseau professionnel et de me faire connaître », explique-t-il. « En effet, je bénéficie d’une bonne visibilité sur le site officiel. Le label me permet également de valoriser les formations que je propose à mon atelier ».
Contact :
Entreprise « Organic »
92, rue Breteuil
13006 Marseille

« Nous sommes inspirés par les choses avec lesquelles nous vivons »

ImageJeune potier céramiste habitant en Haute-Corse, Julien Truchon a repris l’atelier de son père, auourd’hui à la retraite. Pour lui, la céramique est avant tout une histoire de famille. Lors des JEMA, son atelier sera « ouvert à tous, comme il l’est toujours ».

Comment êtes -vous devenu potier céramiste ?

J’ai fait une formation au Centre National de Formation aux Métiers de la Céramique, pendant deux ans en alternance. Et j’ai été également formé par mon père, dans son atelier, qu’il m’a transmis quand il a pris sa retraite. L’atelier a plus de trente ans. La passion a grandi avec la culture du métier, qu’on acquiert progressivement.

Quelle est votre principale source d’inspiration ?

Je pense que l’on est avant tout inspiré par les choses avec lesquelles on vit. La région fait partie de mon travail, et je m’investis vraiment en retour dans sa culture. Il y a un point de vente accolé à mon atelier, de nombreux habitués connaissent cet endroit.

Quels conseils donneriez-vous à un futur céramiste ?

Il faut travailler, s’accrocher. Picasso disait qu’il faut 10% de talent, et 90% de travail. C’est exactement de ça qu’il s’agit. S’investir est très important, mais sans prendre non plus de gros risques : ce n’est pas, à la base, un métier qu’on fait pour gagner beaucoup d’argent. Il faut également savoir comparer son travail à celui des autres, rencontrer et échanger avec d’autres personnes.

Image

Comment entretenez-vous votre savoir-faire ?

Je puise dans des cultures annexes. Pour moi, aller voir une exposition, c’est aussi une formation. Quand on connaît le métier, on imagine le travail, l’élaboration, etc. On imagine, puis on progresse.

Quels sont vos projets ?

Mes projets créatifs ne s’arrêtent jamais, je travaille constamment à de nouvelles idées. D’ici quelques années, je pense que je formerai quelqu’un, mais j’ai besoin d’un peu plus d’expérience pour cela. Enfin, je compte m’investir dans les nombreux projets associatifs de ma commune.

http://www.jtceramique.com/

« Il faut être habile de ses mains »

Sylvie Potier

Sylvie Potier, mosaïste, vit à Toulouse. Elle participera aux Journées Européennes des Métiers de l’Art en contribuant à la réalisation d’une oeuvre devant le public, afin de rencontrer des passionnés et les faire participer à l’ouvrage. Elle nous raconte son quotidien de créatrice et rénovatrice de mosaïques.

 Quel est votre parcours ?
Je suis artisan mosaïste, avec le titre de maître artisan. Je suis également formatrice depuis 12 ans. Après le bac, j’ai été formée pendant cinq ans aux Beaux Arts de Toulouse. J’y ai appris la conceptualisation, mais ma passion pour la mosaïque s’est révélée plus tard, en développant ce savoir-faire en auto-didacte. Après les Beaux Arts, j’ai travaillé avec des compagnies de théâtre, en réalisant des décors et des costumes. J’ai ensuite travaillé pour de grands magasins comme Hermès et Guerlain, et intervenant sur la présentation et la scénographie de leurs vitrines. Suite à quoi je me suis mise à la mosaïque de moi-même, pour conserver à côté de mon travail une activité créative, avant de ne plus faire que ça.

Quelles qualités exige votre métier ?Il faut beaucoup de qualités d’observation : quand un client demande une reproduction, ce n’est pas le plus compliqué. C’est l’interprétation qui demande un minimum de sensibilité et d’attention. Il faut connaître les déclinaisons de couleurs, les perspectives. Le métier nécessite également d’être manuellement entraîné : le mosaïste utilise peu d’outils, mais il a de nombreuses façons de les manipuler. Il faut donc être assez habile de ses mains. Enfin, la patience est recommandée !

Avez-vous réalisé une pièce dont vous êtes particulièrement fière ?Oui, il s’agit d’un habit, un costume en mosaïque, représentant une série de tapisseries autour de le thématique de la Dame à la Licorne, conservées au Musée de Cluny à Paris, que j’apprécie particulièrement.

Que représentent pour vous les JEMA ?
Les Journées Européennes des Métiers de l’Art constituent à mon sens un rendez-vous de haut niveau. Ce n’est pas un salon, où nous ne serions que de simples exposants. Ces journées permettent à un public intéressé, voire passionné, de rencontrer des artisans et d’échanger véritablement avec eux. J’y viens pour les démonstrations, également. En effet, nous réaliserons, d’autres artisans et moi-même, une pièce unique commune lors de cette manifestation.

 Quels conseils donneriez-vous à des personnes qui voudraient se lancer dans cette activité ?
Aucune école en France ne prépare au métier de mosaïste. Il existe cependant de nombreuses personnes qui proposent des stages en tous genres, pour le loisir où dans un cadre professionnel, pour se former. Mais on ne s’improvise pas mosaïste aussi aisément. Avant de se lancer, il faut rencontrer la personne qui propose la formation et s’assurer de son professionnalisme. Si quelqu’un souhaite devenir mosaïste, il n’y a pas beaucoup de choix : il faut l’appui et la formation de véritables artisans du métier. Il y en a environ une dizaine en France. Je continue moi-même à me former, chez un autre mosaïste.

 Quels sont vos projets ?
Je souhaite travailler en collaboration avec d’autres artisans partout en France autour de la réalisation de chefs-d’œuvre. Par exemple, depuis dix ans une initiative est née en Bretagne : l’art dans les chapelles, qui permet un dialogue entre des artisans et le patrimoine religieux. J’aimerais pouvoir travailler sur des lieux d’histoire, réaliser des ouvrages qui soient en osmose avec le lieu et sa symbolique.

Sylvie Potier http://www.sylviepotier.com/
3 rue Puymaurin
31400 TOULOUSE

« Il est primordial d’avoir un univers à soi »

Graphiste et costumière, créatrice de mode, Marie Vaudrey ouvrira son atelier au public pour les JEMA. L’occasion, pour tous, de découvrir son travail, toucher, découvrir les tissus, le travail par moulage, et la découpes de vêtement directement sur des mannequins préformés aux dimensions des robes de sa création. Nous lui avons posé quatre questions.

Racontez-nous votre parcours ?

J’ai toujours dessiné des vêtements, depuis petite. Après un Deug d’arts plastiques me destinant à l’enseignement, j’ai passé une Licence d’arts appliqués qui incluait un module  de stylisme. Le reste a été l’affaire de rencontres, de créateurs de vêtements dans le domaine du spectacle, qui m’ont donné de manière plus aigüe l’envie de réaliser ce que je dessinai. Anne Wenger, créatrice de mode, a été déterminante, en me permettant de faire un stage chez elle, pour préparer son défilé de mode. Anne avait la même formation que moi et m’a conseillé de faire absolument un DMA costumier lorsque je lui ai montré mes dessins. Ce que j’ai fait, avec un Master arts visuels (diplôme de métiers d’art en costume) à l’école Paul Poiret, à Paris.

 

Quelles qualités demande votre art ?

Un important côté créatif, bien sûr, mais également la maîtrise de techniques que l’école m’a permis d’acquérir. J’aime, pour les costumes, les finitions de qualité du travail fait main. J’ai toujours eu un fort intérêt pour les robes en général, vêtement qui va à toutes les femmes, élément féminin par excellence, qui permet d’explorer toutes les formes, en se concentrant sur la poitrine, la taille et les hanches pour dessiner une silhouette harmonieuse. Je travaille beaucoup le taffeta, le coton et la soie. La combinaison de ces trois matières permet un intéressant mélange du brillant et du mat, ainsi que de jouer sur les couleurs. Je travaille à la fois des collections, du prêt-à-porter, des robes habillées, et des robes de mariée, ces dernières étant uniquement sur mesure, avec à chaque fois un modèle unique.

Quels sont vos projets ?

Je suis à mon compte depuis déjà deux ans, mais mon atelier est tout récent (6mois). Je travaille seule, du dessin à la réalisation ; parfois secondée de stagiaires même si je préfère, en général, les diriger vers des créatrices expérimentées. L’espace professionnel m’a permis de développer la gamme mariée de manière plus productive. L’objectif aujourd’hui est de me faire connaître et de me développer.

Avez-vous des conseils pour des jeunes qui souhaiteraient suivre votre voie ?

Il s’agit d’un métier difficile, qui prend du temps à fructifier. On dit qu’il faut 10 ans pour se faire connaître et 5 ans pour se payer. Il ne faut surtout pas compter ses heures, comme dans tous les métiers d’art, et donc avant tout aimer son travail. Les jeunes qui veulent se lancer doivent savoir dessiner pour créer un univers et vendre du rêve. Un univers bien à soi est primordial, pour permettre au public d’identifier le créateur.

Il était une robe
http://www.iletaitunerobe.fr/
Atelier sur rendez-vous
10 rue des Francs-Bourgeois 67000 STRASBOURG

Portrait de Xavier Christin, lunetier, meilleur ouvrier de France en 1997

« Si on a une passion, il faut la vivre à fond !»

ContactTout a commencé par un appareil photo et un microscope, offerts à l’occasion d’une communion. Une sorte de coup de foudre pour ce passionné par l’optique depuis l’âge de 12 ans. Après une formation en micro-mécanique option optique au lycée, couronnée par un bac F10 (à l’époque), Xavier Christin passe un BTS d’opticien lunetier. « En terminale, j’étais capable de faire de A à Z des jumelles, raconte-t-il. Le BTS m’a appris l’achat du verre chez l’opticien, la lunette chez le lunetier, et l’assemblage qui me revenait ».

Né en 1957, ce lunetier de génie exerce son art depuis maintenant 33 ans, après en avoir appris, entre études et expériences professionnelles, toutes les facettes. « Au cours de ma formation, j’ai été amené à fabriquer des lentilles de contact. J’ai produit des verres spécifiques pour les gens opérés de cataracte. Surtout, collectionneur de lunettes depuis l’enfance, j’ai pu enfin, un jour, me mettre à les restaurer ».

En tant qu’opticien, Xavier Christin est salarié et s’occupe de « monsieur tout le monde qui a une grosse tête ou un gros nez et ne trouve pas de lunettes à sa taille », fait des consultation « pour les enfants allergiques à certaines matières » et satisfait aux exigences de « ces dames qui veulent des lunettes uniques, avec leurs initiales, ou des artistes qui veulent une pièce exceptionnelle ». La base est la solution technique pour répondre au désir du client (un coloris qui n’existe pas, etc).

En un temps voué à la personnalisation, le meilleur ouvrier de France (MOF) 1997 veut se distinguer du commerce qui se résume à un prix « dans époque troublée où l’on sort des grandes chaines qui fixent des prix inatteignable ». Car le prix de base d’une lunette sur mesure, rappelle-t-il, avec matériau et découpe simple, est celui d’une belle lunette Dior.

Pour transmettre sa passion, Xavier Christin a participé, il y a un an et demi, à la création d’une école de formation dans le Jura pour accompagner les gens au concours de meilleur ouvrier de France. Pour « transmettre notre savoir, notre métier, mais pas en quantité, juste en qualité, avec en moyennun formateur pour trois stagiaires », dit-il : une sorte de compagnonage sans le mot.

Sur son métier lui-même, la polyvalence est de règle, avec la nécessité d’apprendre à faire des dessins réalisables, à se servir des outils (manuels comme informatiques), à travailler le métal et l’acétate de cellulose, travaillée en feuille, comme le ferait un menuisier de précision pour le plastique. Tout cela avec une grande part de création car, explique Xavier Christin : pour faire la même chose qu’il y a 50 ans, ce n’est pas la peine.

Le lunetier, qui a choisi de se spécialiser sur le travail du bois (rappelant que les premières lunettes, en tilleul, remontent aux alentours de 1293) travaille également la corne de buffle, de zébu ou de vache.  « Nous excluons toute travail de l’écaille de tortue et de l’ivoire, protégés par la convention de Washington de 1983 ».

Et lorsqu’on lui demande quel conseil il donnerait à un jeune qui souhaiterait se lancer dans le métier, il répond en citant Stendhal : « le plus grand bonheur est d’avoir pour métier sa passion ». Et d’ajouter, sans l’ombre d’une hésitation dans la voix : « s’il a une passion, il doit la vivre à fond. Il faut aller au bout de sa douce folie. Ne pas compter son temps, et si la télé importune, la mettre chez le voisin ». Et de préciser : « gagner le concours MOF  m’a pris autour de 1000 heures de disponibilités ». Une paille !

Journées européennes des métiers d’art : poussez la porte des ateliers métiers d’art !

Du 30 mars au 1er avril 2012, les Journées Européennes des Métiers d’Art invitent le grand public à partir à la rencontre d’hommes et de femmes de passion. L’occasion de rentrer dans les coulisses des métiers d’art pour des découvertes inédites. Au programme : plus de 3.000 ateliers à visiter, de nombreuses démonstrations de savoir-faire, des portes ouvertes exceptionnelles dans les centres de formation mais aussi des expositions de prestige, des conférences ou des colloques…

Dans toute la France, le visiteur pourra emprunter des circuits thématiques ou inventer son propre itinéraire. La manifestation privilégie la rencontre avec les artisans d’art pour sensibiliser le public aux richesses d’un secteur mal connu. Entrer dans les ateliers des dentelliers, doreurs, céramistes, souffleurs de verre, restaurateurs de tableaux ou de vitraux. Les observer travailler. Les écouter raconter leur passion. Changer son regard. Voilà l’esprit des Journées Européennes des Métiers d’Art.

UNE FORTE VOLONTÉ PÉDAGOGIQUE

Pour les jeunes qui rêvent de s’épanouir dans une carrière professionnelle motivante, les Journées des Métiers d’Art sont l’occasion de mieux connaître les multiples formations du secteur. Les rencontres avec les professionnels dans leurs ateliers ou les enseignants dans les centres de formation pourront susciter de nouvelles vocations. Pour les enfants, des activités ludiques permettront de s’initier aux matières et aux techniques.

UN RENDEZ-VOUS ANNUEL

Les Journées des Métiers d’Art sont, depuis avril 2011, un rendez-vous annuel, appuyé par les pouvoirs publics qui souhaitent soutenir un secteur au fort potentiel économique, social, territorial et culturel. Patrimoine de nos régions, les métiers d’art concourent au dynamisme local. Vitrine d’excellence, ils participent au rayonnement de la France à l’étranger. Métiers profondément humains, ils valorisent la transmission, la création et l’esprit d’entreprise.

UN ÉVÈNEMENT COORDONNÉ PAR l’INMA ET PILOTÉ PAR LES RÉGIONS

L’Institut National des Métiers d’Art est la structure unique de référence à caractère interministériel qui associe l’ensemble des acteurs du secteur, professionnels et institutionnels, au service de l’intérêt général des métiers d’art. L’INMA favorise les échanges, développe une expertise et donne une cohérence aux différentes dynamiques.

L’INMA est une association reconnue d’utilité publique, placée sous la triple tutelle du ministère de la Culture et de la Communication,du ministère de l’Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative et du secrétariat d’Etat chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation.

PARTENAIRES

Les ministères de tutelle : le secrétariat d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation ; le ministère de la Culture et de la Communication ;  le ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et de la Vie Associative.
Les partenaires institutionnels : l’Assemblée Permanente des Chambres de Métiers et de l’Artisanat ; le Fonds National de Promotion et de Communication de l’Artisanat.
Les organisations professionnelles :
Ateliers d’Art de France.

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